Alors que la science fiction et la recherche semblent se confondre dans l’espoir d’un humain augmenté; h- tente au contraire de distendre le lien entre corps et identité, dans une recherche dystopique de  sous-corps.

Par des manipulations plastiques je malmène donc le concept de corps, de chair. Je tente de le contraindre à des espaces mathématiques, géométriques qui ne sont pas les siens pour arriver à la limite de l’irritation. Brouiller le signifié pour voir surgir un nouveau signifiant. Qu’est ce que nous raconte ce déséquilibre, ce certain inconfort ? Jusqu’à quand doit-on ou veut-on reconnaître un corps?

Je joue également avec les symboles de la photographie comme outil technique. Miroirs, prismes ou retouches empêchent une vision claire et déforment la réalité; Ils sont l’indice d’un aspect sous-jacent primordial dans mon travail, qui consiste à interroger la photographie en tant que dispositif de vision fragmentée.